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Comment Gabrielle a trouvé un emploi à Londres en 15 jours – 2ème partie

Bonjour,

Dans cette vidéo, nous allons voir comment Gabrielle a trouvé un emploi à Londres en 15 jours. J’ai publié la première partie de cette vidéo il y a quelques jours et voici la 2ème partie.

Je connais Gabrielle depuis plusieurs années déjà. Il y a un peu plus d’un an, elle est partie vivre à Londres et je lui ai demandé de partager avec nous son histoire et surtout ses astuces pour trouver un emploi à Londres. Voici la 2ème partie de son histoire.

Adriana : Tu as contrat de travail directement avec un restaurant, un hôtel ou c’est un contrat avec l’agence ? Comment ça se passe ?

Gabrielle : J’ai un contrat avec l’agence. Je m’engage à dire à l’agence que je suis disponible pour passer les entretiens. Ensuite, l’agence m’envoie dans un hôtel, un restaurant ou dans une boutique. En fait, elle m’envoie là où je décide d’aller car elle me propose plusieurs endroits. Ensuite suivant mes critères et mes attentes, je choisis l’endroit où j’ai envie de faire un essai. L’agence m’y envoie, et ensuite, après avoir fait mes essais, si je dis que l’endroit me plait et que l’entreprise souhaite m’avoir, on a un accord. Mais si l’entreprise souhaite m’avoir et que je dis que j’ai envie d’aller ailleurs ce n’est pas un problème, l’agence m’envoie ailleurs. Il n’y a pas de contrainte.

Adriana : Tu as des missions de quelle durée en général ?

Gabrielle : Je suis dans une agence depuis le début. Je travaille en version “intérim à la française” puisque je fais des missions. Par exemple, j’ai travaillé 2 mois et demi dans un hôtel 5 étoiles, puis je suis restée 3 semaines dans un restaurant étoilé, 1 semaine dans un autre, ça dépend. C’est un peu stressant car le vendredi soir on ne sait pas forcement si on a du boulot derrière, mais en même temps j’en ai toujours eu. On rencontre pleins de gens, pleins de manière de travailler, pleins d’opportunités.

Adriana : du coup tu t’es créé un petit carnet d’adresse?

Gabrielle : Complètement! J’ai rencontré des gens que je n’aurais pas rencontré en France avec une ouverture d’esprit qu’ils n’auraient pas forcement en France. C’est bien pour une carrière. Si on veut construire une carrière à Londres, c’est plus facile.

Adriana : Concernant le logement, tu m’as dit que tu avais trouvé rapidement un appartement? et au niveau “paperasse”, démarches administratives, permis de travail, c’est simple ?

Gabrielle : Quand je suis arrivée, je ne connaissais personne. A Londres, il y a le cercle des français à Londres qui est un groupe Facebook où les gens s’inscrivent. Il y a dessus des français qui sont arrivés avant à Londres et qui ont connu les galères qu’on va être amené à connaitre. Ils postent dans ce groupe des adresses en disant « si tu vas là ça va être moins cher pour tes courses ou là il y a une chambre qui se libère, ou ce soir il y a une soirée à tel endroit ». Il y a à prendre et à laisser. J’ai trouvé mon premier appartement en 3 jours sur ce site-là. A Londres, trouver un appartement, c’est pas comme en France. En France, tu visites une maison, 1 fois, 2 fois avant de te décider, ici si vous visitez une chambre qui vous plait, il faut la prendre tout de suite parce que si ce n’est pas toi, c’est le mec de derrière.

Adriana : Tu habites en collocation ou seule dans un appartement?

Gabrielle : En collocation

Adriana : Je suppose que ce doit être assez cher un logement à Londres

Gabrielle : C’est hors de prix!, Londres est la ville la plus chère en termes de logement.

Adriana : Fais moi rêver, ça te coûte combien ?

Gabrielle : Ma chambre doit faire environ 10m². Je partage mon appartement avec trois autres personnes donc on est 4 et je paye 653 pounds (915€ environ) par mois.

Adriana : En effet, c’est pas donné. Tu habites dans quel quartier parce que je pense que ça doit jouer aussi ?

Gabrielle : Je suis à Mayland, qui est un des quartiers le moins cher de Londres, en zone 2 à l’est. C’est Londres, il faut partir du concept que tu changes de vie, tu quittes tout ce que tu as connu. Pour le même prix en France, j’avais mon propre appartement qui avait deux chambres en plein cœur de Toulouse, j’avais un parking, un jardin. Maintenant, j’ai 10m². C’est une vie que je n’avais pas avant. J’ai des colocataires avec qui je me plais énormément car on est tous dans la même galère, on n’a pas nos familles, pas nos amis, pas de repère.

Adriana : Tes colocataires sont aussi des expatriés?

Gabrielle : Oui, je vis avec 2 roumaines et un garçon qui vient de Hong Kong et on est dans la même galère.

Adriana : Vous parlez quelle langue ensemble ?

Gabrielle : On parle anglais. Il faut s’y mettre car à Londres si tu n’as pas envie de parler anglais, tu ne parleras jamais car c’est la “sixième ville française”: Il y a des français à tous les coins de rue et tu peux très bien trouver un job dans un restaurant français avec du personnel qui ne va être que des français et trouver une colocation qu’avec que des français donc tout ton cercle ne sera que français et tu n’apprendras donc jamais l’anglais. Ça dépend de l’expérience que tu as envie de faire, moi je voulais apprendre une langue, vivre différemment. Je travaille dans des endroits où ils ne parlent pas français, je vis dans une colocation où ils ne parlent pas français ; j’ai dû apprendre l’anglais.

Adriana : Tu as appris comme ça sur le tas avec ton entourage ?

Gabrielle : A la manière dure, tu te lances directement:  tu donnes une phrase et les gens te regardent en se disant que ça ne veut rien dire.

Adriana : Comme dit le dicton: “c’est en forgeant qu’on devient forgeron”.  C’est à force de pratiquer, d’écouter, d’entendre, d’essayer, qu’on finit par y arriver. Tu n’as même pas pris un cours d’anglais ?

Gabrielle : J’ai des amis qui ont pris des cours d’anglais et qui en sont très content. Il y a des écoles en Angleterre où on adapte les horaires à tes horaires de bureau. Moi, ça ne me correspondait pas car je ne suis pas patiente et puis je ne voulais pas dépenser d’argent pour ça. Donc j’ai préféré apprendre sur le tas. Je suis arrivée à londres, on m’a donné un poste avec des responsabilités, je devais manager une équipe. C’était très drôle de manager 3 personnes, alors que je parlais pas un mot un anglais. Mais tu dois t’y mettre et je me suis dis que c’est la manière forte mais c’est une manière qui fonctionne.

Adriana : J’ai l’impression que tu t’es bien intégrée en Angleterre. Y a-t-il eu des choses qui t’ont surpris quand tu es arrivée à Londres ou qui te surprennent encore aujourd’hui?

Gabrielle : Ce qui te surprend déjà, c’est le coût de la vie, tu te dis c’est cher mais tu ne t’attends quand même pas à ça. Après il faut compenser car tout ce que tu gagnes, c’est pour toi. Le système anglais est fait de telle sorte que tous tes impôts, toutes tes taxes sont prélevées directement sur ton salaire, à la source. Donc le salaire que tu reçois, est un salaire qui est à toi. Ensuite tu payes ton appartement, ton gaz, ton électricité en même temps. Ce qui fait qu’à la fin, quand tu as payé tout ça, tout ce qui reste c’est pour toi. Tu n’as pas à te dire au mois de novembre j’ai ma taxe foncière ou taxe d’habitation ou peu importe  qui va tomber.  Ça ne marche pas comme ça.

Adriana : C’est plus facile à gérer.

Gabrielle : Tu peux être payé au mois, tous les 15 jours ou toutes les semaines. Ce qui fait que quand tu débutes, j’ai été payée tous les 15 jours. J’ai eu 15 premiers jours sans salaire c’est compliqué mais il vaut mieux partir en ayant fait des économies. Derrière ça permet d’avoir une rentrée d’argent et de gérer ton budget différemment. Ça c’est bien. Après Londres, c’est une ville où tu peux être qui tu veux. C’est hyper surprenant  parce que tu rentres n’importe où, tu vas dans la rue, tu peux être habillé n’importe comment et crois moi ou pas mais le dimanche des fois je n’ai pas envie de me faire belle et ils s’en fichent. Et ça c’est génial parce que personne va te juger sur l’apparence que tu as, tu peux être tatoué de la tête aux pieds, tu peux avoir les cheveux verts, tu peux être gros, mince, bleu, vert, on s’en fout. Tu es qui tu es et on te donnera la chance de travailler. Par contre, il faudra prouver que tu le mérites.

Adriana : Tu souhaites rester combien de temps à Londres ?

Gabrielle : J’ai envie d’y rester encore quelques années, ça fait qu’un an que je suis là, je compte rester encore 2 ans ou 3 ans et puis après on verra où je bougerai.

Adriana : Chaque chose en son temps

Gabrielle : J’ai encore pleins de choses à voir ici.

Adriana : Qu’est-ce que tu conseillerais à une personne qui rêve aussi de s’installer à Londres ? Est-ce qu’il y a une chose que tu lui recommanderais en particulier ?

Gabrielle : De ne pas être effrayé. C’est compliqué de partir parce que il faut laisser pleins de choses mais ça vaut le coup. Moi, ce que je pourrais conseiller c’est “crois en toi” et fais le parce que tu peux le faire ici. Tous ceux que tu à envie de faire ici, peut être fait, on te donnera la chance pour le faire.

Adriana : Selon toi, l’état d’esprit est différent à Londres. C’est un peu à l’anglo-saxonne où on te donne vraiment ta chance?

Gabrielle : Complètement donc “fais tes bagages et pars”.

Adriana : Merci Gabrielle pour ce témoignage qui était pétillant et qui je pense qui va en inspirer plus d’un. De plus, je passerai un de ces jours à Londres pour goûter une de tes pâtisseries 🙂 Ça fait un moment que je vois les photos des tes réalisations sur Facebook  et je me dis c’est beau mais je veux savoir maintenant si c’est bon.

Gabrielle : C’est de la poudre aux yeux!  Avec plaisir, si tu passes sur Londres je te ferai des pâtisseries

Adriana : ok merci et à bientôt

Gabrielle : à bientôt

 C’est la fin de l’interview de Gabrielle. J’espère que ça vous a plu. N’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensez et à me poser vos questions dans les commentaires ci-dessous!

Si vous n’avez pas encore vu la première partie de l’histoire de Gabrielle, cliquez ici.

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