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Comment Gabrielle a trouvé un emploi à Londres en 15 jours 1ère partie

Bonjour,

Dans cette vidéo, nous allons voir comment Gabrielle a trouvé un emploi à Londres en 15 jours.

Je connais Gabrielle depuis plusieurs années déjà. Il y a un peu plus d’un an, elle est partie vivre à Londres et je lui ai demandé de partager avec nous son histoire et surtout ses astuces pour trouver un emploi à Londres.

Adriana : Bonjour Gabrielle

Gabrielle : Bonjour Adriana

Adriana : Si j’ai bien compris, tu es à Londres depuis un peu plus d’un an, et je me suis dit que ton parcours intéresserait tous ceux qui souhaitent franchir ce cap et s’installer en Angleterre. Pourrais-tu te présenter et nous en dire un peu plus sur toi ?

Gabrielle : Je m’appelle Gabrielle, j’ai 25 ans. J’ai décidé de vivre à Londres et je suis pâtissière.

Adriana : Pourquoi le Royaume-uni et non une autre destination ?

Gabrielle : Parce que je voulais partir loin mais être suffisamment près pour pouvoir rentrer. J’avais envie de partir aux Etats Unis à la base mais avec toutes les démarches administratives, j’ai pris peur. Alors que le Royaume-uni, c’est une destination qui est sympa, assez loin pour être dans une communauté différente et dans une ville différente de la France et en même temps c’est tout près car je peux rentrer chez moi en 1h30 d’avion.

Adriana : Tu habitais où avant ?

Gabrielle : J’habitais dans le sud-ouest de la France, à Toulouse.

Adriana : Tu as cherché ton poste avant de partir ou tu es partie à l’aventure et tu as cherché sur place ?

Gabrielle : En fait, je suis partie sur un gros coup de tête. J’ai toujours eu envie de voyager et je n’avais jamais franchi le cap jusqu’au moment où je suis arrivée à un tournant de ma vie: je n’avais plus de boulot, plus d’études à faire et je me suis dit que c’était le bon moment. J’ai décidé de partir car sur Toulouse le travail qu’on me proposait ne répondait pas à mes attentes alors qu’à Londres a l’avantage d’être une ville très ouverte. Je suis donc partie du jour au lendemain. Je ne parlais pas un mot d’anglais et je ne savais pas où j’allais.

Adriana : Du coup tu avais quand même trouvé du boulot avant de partir ou tu as débarqué à Londres en te disant “je verrai sur place” ?

Gabrielle : J’ai débarqué à Londres sans connaître personne et sans avoir de boulot. Mais ça a été assez rapide parce que le métier de pâtissière de restaurant  est assez prisé. J’ai mis mon CV en ligne, une agence de chasseur de tête m’a contacté et m’a offert du boulot. Je n’ai jamais cherché un boulot par moi-même depuis que je suis arrivée. Ce sont des gens qui le font pour moi. C’est génial.

Adriana : Quand tu dis que tu as mis ton CV en ligne, tu l’as mis sur un site en particulier ?

Gabrielle : J’ai mis mon CV sur le site www.carterer.com. C’est un site emploi spécialisé dans l’hôtellerie et la restauration dans tout le Royaume-Uni mais en particulier à Londres. Cela concerne les managers, cuisiniers, pâtissiers, tout ce qui concerne les hôtels et les restaurants. J’ai mis mon CV traduit en anglais sur ce site.

Adriana : tu as fait traduire ton CV par qui ? Un ami ? un professionnel?

Gabrielle : J’avais un copain sur Toulouse qui avait vécu à Londres pendant 5 ans et c’est lui qui m’en avait parlé. C’est lui d’ailleurs qui m’avait donné l’envie de venir parce qu’il en a gardé une expérience magique. C’est donc lui qui m’a traduit mon CV et mis en forme car je n’y connaissais rien. Ensuite, je l’ai juste posté sur le site. J’ai été contactée assez rapidement par plusieurs agences. D’ailleurs, aujourd’hui je travaille toujours avec la même agence et ce depuis que je suis arrivée parce qu’ils ont répondu à mes attentes.

Adriana : Il t’a fallu combien de temps pour décrocher un job à Londres dans l’hôtellerie et la restauration?

Gabrielle : Je suis arrivée sur Londres et en 15 jours, j’ai trouvé mon appartement et mon boulot: j’ai mis mon CV sur le site le premier jour que je suis arrivée, j’ai eu des entretiens téléphoniques et aussi par mail.  3 jours après, j’ai eu des essais dans la semaine pour des boulots. Au final, j’ai choisi mon boulot et j’ai trouvé mon appartement 3 jours après. Cela se fait très rapidement à Londres.

Adriana : Le fait d’être sur place a facilité ta recherche d’emploi ?

Gabrielle : Oui, car quand les gens te contactent par internet, ils veulent forcement te voir, te rencontrer, savoir ce que tu peux faire. Surtout dans mon métier, qu’est-ce que tu peux créer et apporter à leur entreprise. C’est assez compliqué de montrer ses compétences par internet. C’est sur place que ça marche. Si on est motivé c’est hyper rapide.

Adriana : Tu as rédigé et envoyé des lettres de motivations ou tu as juste envoyé ton CV en ligne avant les entretiens ?

Gabrielle : j’ai fait des lettres de motivations avant de partir car c’est un concept français mais qui ne fonctionne pas à Londres. Les gens te disent que c’est bien beau d’écrire que tu es motivée mais ils préfèrent que tu leur montre que tu es motivée. Il faut donc montrer que tu veux le boulot, que tu es à l’heure et présent, que tu travailles. Pour eux, ce n’est pas important si tu n’as pas les compétences au début ou  que tu ne parles pas anglais. Il suffit de eur montrer que tu as envie de bosser.

Adriana : comment tu fais pour leur montrer, c’est pendant l’entretien ou le fait d’être disponible rapidement ?

Gabrielle : Tu leur proposes d’être disponible à n’importe quelle heure et, eux, vont te proposer des horaires improbables pour faire des essais comme 7h du matin ou faire le service du soir qui finit à 2h du matin… Mais tu dis oui. Cette disponibilité, mine de rien, ça leur plaît. De plus, je suis française et j’ai fait des études de pâtissière en France, ce qui est un avantage énorme pour eux ; ça m’a aidé aussi.

Adriana : Pour toi, avoir la nationalité français est un atout à Londres? Ce n’est pas qu’un mythe de dire que la cuisine et la pâtisserie françaises sont réputées?

Gabrielle : Etre français, c’est un atout mais aussi un inconvénient. C’est un atout parce que je suis pâtissière, française et je suis une fille. Ce qui me dessert en France, c’est ce qui me permet d’avoir du travail à l’étranger. En France on va te dire que la cuisine c’est compliqué pour une fille, tu es pâtissière mais on peut acheter des gâteaux chez un grossiste professionnel comme Métro ; On te fait comprendre qu’on n’a pas besoin de toi. En Angleterre, quand tu es une fille on va te dire que tu es méticuleuse, tu es pâtissière parce que tu as choisi de faire ce métier donc ça va leur plaire. Après tu es française donc tu as l’excuse en or pour être la plus désagréable possible sur terre. Tu es de mauvaise humeur ce n’est pas grave car tu es française.

Adriana : Quand je vivais à Boston, je m’étais rendu compte aussi de cette image-là des français. Quand je voyais des français venir, ils se focalisaient sur ce qui n’allaient pas alors que je leur signalais que pleins de choses allaient bien. Ils me reprenaient toujours sur le petit détail qui leur semblait inadmissible. Et là tu prends du recul et tu te dis que tu râles un peu effectivement.

Gabrielle : Ce n’est pas je râle un peu..  je râle tout le temps!  Mon métier est très misogyne, avec énormément d’heures de travail et énormément d’investissement. Du coup même si je râle, ça va. Tant que mon métier est fait, ils peuvent me laisser râler toute la journée, cela ne les embête pas tant que ce que je fais, c’est bien fait ; ce qui est pas mal.

Adriana : Comment fonctionnent les agences de recrutement ? Elles fonctionnent un peu comme les agences d’intérim en France?

Gabrielle : Ça marche comme des agences d’intérim dont les employés à la base ont travaillé dans le métier qu’ils proposent donc ils savent à quoi s’en tenir. En Angleterre, le concept et l’adage  « le temps c’est de l’argent », c’est vraiment ça. Ils n’ont pas le temps comme en France de faire du porte à porte avec ton CV. Les gens n’ont pas le temps de le regarder ou n’ont pas envie de prendre ce temps-là. les entreprise préfèrent payer quelqu’un qui va passer tous les entretiens préalables pour elles et du coup, elles vont recevoir des gens qui sont qualifiés de base car les agences ne sont pas payées tant qu’elles n’envoient pas quelqu’un correspondant au poste.

Adriana : C’est un peu comme un cabinet de recrutement ?

Gabrielle : Oui. Moi, les agences m’envoient que dans des postes pour lesquels elles savent que je peux obtenir ou qui m’intéresse. Elles négocient mon salaire. Par exemple, on te propose un salaire de base, je dis d’accord mais si je veux plus, l’agence va négocier pour moi car elle est payée au pourcentage du salaire que je vais avoir.

Adriana : c’est gagnant, gagnant

Gabrielle : Elles sont toujours motivées. Ce qui est important, c’est que je ne débourse pas un centime pour ça.

Adriana : c’est l’employeur qui paye !!

Gabrielle : Je suis en quelque sorte de la marchandise:  l’agence me trouve, elle m’amène à un endroit mais moi je ne dépense pas  un centime donc si j’ai envie d’arrêter, j’arrête.

 

C’est la fin de la première partie de l’interview de Gabrielle. 

Je publierai la 2ème partie dans quelques jours 🙂

En attendant, n’hésitez pas à me donner vos premières impressions et à poster vos questions dans les commentaires ci-dessous!

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